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mardi 23 février 2016

6.Mont-Dore (Puy-de-Dôme)

Le bourg avec le puy de Sancy en arrière-plan.Le bourg avec le puy de Sancy en arrière-plan



Région: Auvergne-Rhône-Alpes


Département: Puy-de-Dôme


Arrondissement: Clermont-Ferrand

Canton: Le Sancy


Maire Jean-François Dubourg


Mandat: 2014-2020


Code postal: 63240


Code commune: 63236


Population municipale: 1 347 hab. (2013)


Densité: 38 hab./km²


Superficie: 35,87km²


Mont-Dore, très souvent appelée Le Mont-Dore, est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.


Géographie

Localisation


Située à une altitude de 1 050m, elle est entourée de volcans parmi lesquels le Puy de Sancy, point culminant du Massif central. Sur les flancs du Puy de Sancy, deux torrents, al Dore (à ne pas confondre avec la Dore, affluent de l'Allier) et la Dogne se rejoignent pour former la Dordogne.


Communes limitrophes


Elle est limitrophes avec 8 communes: La Bourboule, Murat-le-Quaire, Perpezat, Orcival, Saulzet-le-Froid, Chambon-sur-Lac, Chastreix et La Tour-d'Auvergne, en excluant le quadripoint avec Laqueuille:


Hydrographie


La commune est traversée par la Dordogne, qui y prend sa source


Voies de communication et transports


Voies routières 


La desserte du Mont-Dore a été facilitée par l'arrivée de l'autoroute A89 en provenance de Bordeaux et Ussel depuis 2000 et vers Clermont-Ferrand depuis 2006, par la sortie 25, suppléant l'ancienne N89 désormais déclassée en départementale.


Les routes départementales suivantes traversent la commune:


.la D966 est la principale route d'accès en venant d'Issoire par le col de la Croix-Morand ou de La Bourboule via le lieu-dit le Genestoux,

.la RD 130 permet aussi de rejoindre La Bourboule en longeant la voie ferrée,

.la D 983 de Clermont-Ferrand par le lac de Guéry et le col du même nom,

Photographie de la route départementale 983 en direction du centre-villeLa RD983 en direction du centre-ville, en provenance de la station


Photographie de la route départementale 983 en direction de la Station du SancyLa RD983 en direction de la station


.la D 36 depuis Bess-et-Saint-Anastaise par le col de la Croix Saint-Robert (fermeture hivernale),

Photographie de la route départementale 36 en direction de BesseLa RD36 en direction de Besse


.la D645 depuis La Tour-d'Auvergne


Transports en commun


Mont-Dore est desservie par la ligne 45 du réseau Transdôme reliant La Bourboule à la station du Sancy, en été (de juin à août) et en hiver (de décembre à mars), sept jours sur sept. Cette desserte ne permet pas de correspondances avec la capitale régionale, en contrepartie, la région assure des liaisons directes entre ces deux communes, de gare à gare.


Transport ferroviaire


Mont-Dore était aussi accessible par des trains TER Auvergne en provenance ou à destination de Clermont-Ferrand qui s'est arrêté en raison des problèmes de shuntage du matériel (X73500) assurant cet aller-retour. Depuis le 2 novembre 2015, ce dernier est remplacé par un autocar TER Auvergne. La gare est en cul de sac sur la ligne de Laqueuille au Mont-Dore à voie unique.


Par voie aérienne


L'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne est à 60km par la route.


Urbanisme

Logement


En 2011, la commune comptait 2 630 logements, contre 2 788 en 2006. Parmi ces logements, la majorité étaient des résidences secondaires (58,1%). Les résidences principales ne concernent que près d'un quart de ces logements, les logements vacants représentent une part de 1,72%. Ces logements étaient pour 29,7% d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,7% des appartements.


La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 58,2%, en hausse sensible par rapport à 2006 (54,5%). La part de logements HLM loués vides était de 11,6% (contre 10,5%).


Toponymie


Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Les Bains-du-Montdor.


Politique et administration 


Le nombre d'habitants étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.


Le conseil municipal est composé du maire, de quatre adjoints, d'un conseiller délégué et de neuf conseillers municipaux.



Période
Identité
Etiquette
Qualité
17XX
17XX
Léger Boyer


1945
1950
Georges-Constant Lagaye


Mars 1983
Mars 1989
Jean-Michel Frénial

Médecin
1994
Mars 2001
Michèle Mabru


Mars 1994
En cours
Jean-François Dubourg
UMP
Chirurgien-dentiste, chevalier de la Légion d’honneur,
2e vice-président de la communauté de communes du Massif du Sancy


 Le 23 mars 2014, Jean-François Dubourg est réélu pour la troisième fois.


Population et société


En 2013, la commune comptait 1 347 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectuées dans la commune depuis 1793. A partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.


Sur la période 1999-2006, la baisse de la population est justifiée par des soldes naturel et migratoire négatifs (respectivement 2% et -0,6%. Le taux de natalité relevé était de 7,6%0 et celui de mortalité de 13,9%0.La période 2006-2011 a enregistré un taux de mortalité plus élevé (16,3%0).


Enseignement


Mont-Dore dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique (du Sancy) et une école élémentaire privée (Saint-Joseph).


Sports


Le Mont-Dore possède une école de ski et un club de ski. Un derby de ski se déroule également toutes les mi-mai.


.Course de côte du Mont-Dore


Médias  

.Presse écrite: La Montagne, Le Capucin bavard

.Radio: France Bleu Pays d'Auvergne


Economie

Le Mont-Dore compte notamment sur son territoire plusieurs sources (dont la source dite de la Montille à 1 220m d'altitude) qui sont exploitées pour la production de l'eau de source du Mont-Dore, commercialisée en France. La société "Sources du Mont-Dore en Auvergne" (SMDA) produisait 150 millions de litre en 2010.


Revenus de la population et fiscalité


En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 23 319€, ce qui plaçait Mont-Dore au 27 440e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole.



En 2011, sur les 902 foyers fiscaux existants, 45,6% n'étaient pas imposables.


Emploi


En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 822 personnes, parmi lesquelles on comptait 79,1% d'actifs dont 72,9% ayant un emploi et 6,2% de chômeurs.


On comptait 1 111 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 611, l'indicateur de concentration d'emploi est de 181,9%, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi par habitant actif.


438 des 611 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 71,7%) sont des salariés. La majorité des actifs (86,9%) travaillent dans la commune de résidence et seulement 12% travaillent en dehors de la commune tout en restant dans le même département.


Entreprises


Au 1er janvier 2013, Mont-Dore comptait 228 entreprises: 9 dans l'industrie, 19 dans la construction, 166 dans le commerce, les transports et les services divers et 34 dans le secteur administratif, ainsi que 281 établissements.


Agriculture


Au recensement agricole de 2010, la commune comptait 5 exploitations agricoles. Ce nombre est en nette diminution par rapport à 1988-les chiffres de 2000 ne sont pas diffusés pour cause de secret statistique-.La superficie agricole utilisée sur ces exploitations est de 229ha en 2010.


Tourisme


Mont-Dore vit du tourisme. Il existait 19 hôtels classés entre zéro et quatre étoiles au 1er janvier 2014. Ces hôtels comptabilisaient 505 chambres.La majorité de ces hôtels étaient classés deux étoiles et on les trouve principalement au pied de la station du Sancy ou en centre-ville.


Elle possède également 4 campings (3 étoiles: L'Esquiladou, 2 étoiles: La Grande Cascade, La Plage Verte et Les Crouzets), totalisant 336 emplacements, ainsi qu'une résidence de tourisme (65 places lit), deux villages vacances (670 places lit) et un autre hébergement collectif de 106 places.


Culture locale et patrimoine


Lieux et monuments


.Le funiculaire du Capucin est le plus ancien funiculaire à traction électrique de France. Inauguré en 1898 et classé à l'inventaire des Monuments historiques.


.De style néo-gothique, les thermes du Mont-Dore sont considérés comme les plus vastes d'Europe. Le hall des Sources (dont la charpente métallique est due à Gustave Eiffel et la salle des pas perdus du premier étage sont les deux merveilles à visiter. Le peintre Roger Forissier y réalisa en 1975 une peinture murale inaugurée par le président Valéry Giscard d'Estaing. Chaque mois de février a lieu, en ses murs, le SAFE (Salon d'Art Fantastique Européen), où exposent des peintres de renommée internationale issus du mouvement dalinien.


.Le Palace Sarciron, aujourd'hui résidence privée, face aux thermes, est l'un des derniers témoins muets de l'époque florissante du thermalisme montdorien. Oeuvre de l'architecte clermontois Louis Jarrier, il ouvrit ses portes en juin 1907. Fréquenté par le gotha européen, les princes d'Asie, les grandes familles d'industriels et banquiers et les artistes, il était doté de 300 chambres et suites ou travaillaient plus de 200 employés. Le Sarciron fut longtemps considéré comme l'un des cinq plus grands palaces de France jusqu'à sa fermeture en 1953.


.Le lac de Guéry est le plus haut lac d'Auvergne perché à 1 247m, situé à 9km du Mont-Dore en direction de Clermont-Ferrand. Il est connu pour être le seul lac d'Europe occidentale où est pratiquée la pêche sur glace dite pêche au trou ou à l'esquimau. Quand la couche de glace est suffisante, dès l'ouverture (généralement second week-end de mars), les pêcheurs creusent un trou dans celle-ci, jettent leurs lignes et n'ont plus qu'à attendre le bon vouloir des truites et autres brochets. Cette manifestation, gérée par la société des pêcheurs à la ligne du Mont-Dore, attire chaque année des milliers d'aficionados de l'épuisette. A noter que même sans glace, la pêche a également lieu.


.Le Puy de Sancy est à 1 886m le point culminant du Massif Central. Il est sur le territoire de la commune du Mont-Dore et c'est là que se trouvent les sources de la Dordogne. Haut lieu touristique de l'Auvergne (50% du tourisme auvergnat), cet ancien volcan, qui se couvre de neige chaque hiver, propose un choix considérable de chemins et sentiers de randonnées accessibles au plus grand nombre. Il est le domaine de nombreuses et très rares variétés de plantes et d'insectes (notamment papillons). Mouflons, chamois, marmottes, aigles l'ont chois comme domaine. On peut également accéder au sommet du Sancy ou se trouve une très belle table d'orientation, par deux téléphériques.


.L'église Saint-Pardoux présente un mélange de styles néo-gothique et néo-roman. Elle date de la fin du XIXe siècle. 


Equipements culturels

Station de ski


La station de ski du Mont-Dore est située sur le versant nord du Puy de Sancy. Elle est reliée à la station de ski du Super-Besse sur le versant sud. La station est la troisième créée en France après Chamonix et Megève. Elle ouvrit ses premières pistes (dotée de deux remontes-pentes et d'un téléphérique) en 1936 grâce aux investissements de Dieudonné Costes, le célèbre aviateur qui traversa pour la première fois l'Atlantique d'est en ouest avec Maurice Bellonte à bord de leur avion Le Point d'Interrogation. Appelée Les champs de Neige de Paris, le Mont-Dore devint tout de suite une station à la mode très fréquentée par la jet-set du moment tels les acteurs, Roland Toutain, Gaby Morlay, la romancière Colette, Coco Charnel et bien d'autres.Devenue depuis une station familiale, et souvent classée comme la plus enneigée de France, elle attire chaque hiver des milliers de skieurs de tous âges sur ses pistes reliées à l'autre versant à la station de Super-Besse et formant ensemble le domaine du Grand Sancy (avec notamment près de 500km de pistes de ski de fond, de raquette). La station d'hiver du Mont-Dore est classée parmi les quatre premières stations de ski hors-piste par la qualité et la difficulté de son domaine et a reçu en 2010 les Championnats de France de ski.


Thermalisme 


La ville est connue essentiellement comme station thermale. Les Celtes puis les Romains utilisaient déjà les eaux des monts d'Auvergne pour leurs propriétés sur la santé.


Au Moyen Âge, cette pratique a tendance à disparaître sauf justement au Mont-Dore où l'on continue à soigner les affections pulmonaires et rhumatismales. L'accès était alors gratuit et la fréquentation très populaire.


Au XIXe siècle, la capitalisme naissant commence à s'intéresser à cette richesse naturelle et les stations thermales comme La Bourboule et le Mont-Dore vont se développer surtout à partir de 1830, commenceront alors à se créer des casinos, des hôtels, autour des établissements de soins.


Les eaux sont les plus siliceuses de France, elles sont aussi chargées de gaz et d'acide carboniques, leur température est comprise entre 38 et 44°C.


On y soigne l'asthme, les affections respiratoires et les rhumatismes. Sont également traitées les sinusites et autres affections nasales telles que les polyposes naso-sinusiennes.


Parmi les curistes célèbres qui ont fréquenté les eaux du Mont-Dore, citons: Madame de Sévigné, le marquis de Mirabeau (père du fameux orateur), Georges Sand, Alfred de Musset, Charles Nodier, Honoré de Balzac, Anatale France, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen (mère du roi des Belges Albert Ier), Marie de Saxe-Cobourg-Gotha (reine de Roumanie), Marcel Proust, Marie Bashkirtseff, Georges Clemenceau, le maréchal Jean de Lattre de Tassigny, Paul Bourget, Francine Bloch....


De plus, deux princesses de sang royal français firent des séjours au Mont-Dore dans les premières années du XIXe siècle: la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et la duchesse de Berry, belle-fille du roi Charles X. Ces deux dernières possèdent une rue dans la station. Tout comme George Sand qui suivit une dizaine de cures à la fin de sa vie. Celle-ci écrivit un de ses romans Jean des Roches en prenant comme sujet la station du Mont-Dore. De son côté, Anatole France publia Jocaste dont l'action se situe également au Mont-Dore et dans les environs.


Patrimoine naturel


.réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy, créée en 2007.


Personnalités liées à la commune

.Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1797), naturaliste,


.Michel Bertrand (1774-1857), médecin fondateur de la station thermale du Mont-Dore,


.Eugène Scribe (1791-1861), auteur dramatique. Il consacra une de ses pièces (Les Eaux du Mont-Dore, 1822) à la station,


.Raphaël de Valentin (personnage de fiction). Héros de La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac, il vient soigner sa santé déclinante au Mont-Dore où son amante Pauline Gaudin de Witschnau vient le retrouver,


.Les frères Lumière (Louis: 1864-1948; Auguste: 1862-1954) consacrèrent au Mont-Dore deux de leurs films: La Montée du funiculaire et La Sortie des Thermes,


.Armand Sauvagnat (1900-1979), Montdorien de vieille souche, exploitant de cinéma, il fut longtemps président de l'office de tourisme du Mont-Dore. Il est l'auteur de La Fabuleuse Histoire du Mont-Dore, parue en 1962 avec une préface de Valéry Giscard d'Estaing,


.Joseph Foret (1901-1991), éditeur d'art né au Mont-Dore, connu comme l'éditeur du livre unique L'Apocalypse selon saint Jean, tiré à un exemplaire et aux dimensions impressionnantes,


.Georges Fontanet (1901-1986), d'origine montdorienne, peintre proche de l'école de Murol, surnommé le peintre du Sancy car il a consacré un grand nombre de ses toiles à ce massif,


.Pierre Gatignol (1921-2013), pionnier du ski en Auvergne, il est le premier Auvergnat et l'un des premiers de France à obtenir son diplôme de moniteur de ski (le document porte le n°102). Dès 1947, il fonde l'école du ski français du Mont-Dore,


.Denis Collangettes (1945-1999), ce "fou" de montagne fut le premier guide de haute montagne d'Auvergne. Il ouvrit de très nombreuses voies d'escalades au Puy de Sancy. Il se tua accidentellement au cours de l'une de ses sorties,


.Dominique Dimey, née en 1957, d'origine parisienne mais possédant un chalet au Mont-Dore, fille du poète Bernard Dimey, chanteuse, actrice et compositrice,


.Le skieur Gauthier de Tessières, vice-champion du monde de super G, Clermontois d'origine et qui débuta le ski sur les pistes de la station est devenu, en avril 2013, citoyen d'honneur du Mont-Dore,


.Emmanuel Guillaume, issu d'une très ancienne famille montdorienne, il est membre du Conseil d'Etat, auteur d'ouvrages sur la station, le Sancy et sur des thèmes bien précis: la justice, la vie religieuse, la forêt...Parmi ceux-ci, il faut citer Justice seigneuriale dans le massif du Sancy au XVIIIe siècle, L'Eau, la forêt et les hommes au coeur de l'ancienne Auvergne et La Foi des sommets, anciennes familles des montagnes d'Auvergne (ce dernier en collaboration avec Thierry Pibouleau et Thibault Fouris),


.Ghislaine Pierrat, Montdorienne par le sang, juriste et docteure en communication politique et économique, auteure du livre La Communication n'est pas un jeu paru aux éditions L'Harmattan,


.Bernard Bellot, journaliste, historien du Mont-Dore, cofondateur du seul journal non communal Le Capucin Bavard apparu en 1996,


.Pierre Kalmar est un auteur montdorien autodidacte qui a, à son actif, plusieurs ouvrages (nouvelles, romans, guides, etc.), dont certains consacrés au Mont-Dore passé ou actuel

5.Chaudes-Aigues

La source du Par et le musée.La source du Par et le musée



Région: Auvergne-Rhône-Alpes


Département: Arrondissement de Saint-Flour


Canton: Neuvéglise


Intercommunalité: Communauté de communes de Caldaguès-Aubrac


Maire: René Molines


Mandat: 2014-2020


Code postal: 15110


Code commune:15045


Gentilé: Caldaguès


Population municipale: 913hab. (2013)


Densité: 17hab./km²


Superficie: 53,16km²



Chaudes-Aigues est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est une station thermale réputée depuis l'Antiquité pour ses eaux chaudes.


Ses habitants sont appelés les Caldaguès.


Géographie

Localisation


Chaudes Aigues est à proximité de l'A75 à l'est à 28km de Saint-Flour, 89km d'Aurillac, 61km de Mauriac, 85km de Brioude, 110km du Puy, 195km de Clermont-Ferrand et vers l'ouest à 29km de Saint-Chély-d'Apcher, 80km de Mende, 120km de Millau et 220km de Béziers.


La commune est située dans le département du Cantal (Massif Central), dans la partie de l'Aubrac cantalien. Celle-ci est traversée par le ruisseau du Remontalou.


Géothermie et thermalisme


La source du Par 


Chaudes-Aigues possède une trentaine de sources d'eau chaude naturelles dont la température est comprise entre 45°C et 82°C et dont le débit total avoisine les 10 000hl par jour (694l/min).


La plus renommée est la source du Par avec des eaux de 82°C-soit l'une des plus chaudes d'Europe-dont le débit est voisin de 5l/s, elle fournit à elle seule la moitié de la production d'eau de la ville. Le nom de cette source vient du fait que les cochons y était "parés", c'est-à-dire nettoyés, épilés grâce à l'eau chaude. L'eau servait aussi à parer les pieds et têtes de veau, et à dégraisser la laine de mouton.


Un réseau de chauffage par géothermie, partagé parmi les habitants, a été mis en place dès 1332.Le rez-de-chaussée d'une quarantaine de maisons était chauffé par différentes sources. Un système de canalisations partageait la chaleur suivant la taille de la maison (conduite en l pour les petites, en L pour les moyennes et en M pour les grandes). Ce chauffage était gratuit pour les habitants le long de ces cours d'eau chaude souterrains, ils devaient cependant se charger de l'entretien (détartrage) des conduites.


Ce système était en place jusqu'à la décision du conseil municipal de construire le Centre thermal CALDEN et de requérir l'eau chaude des sources publiques pour l'établissement thermal, ouvert en 2009, qui soigne les rhumatismes et l'arthrose. Ainsi on coupa l'eau chaude à la plupart des maisons pour le tourisme. Aujourd'hui seules les maisons sur des sources privées sont encore chauffées comme avant. Du côté public, l'on chauffe en été l'eau de la piscine (indirectement) et en hiver (directement) avec le surplus de la source du Par.


Toponymie


Sidoine Appollinaire, vers, nomme l'actuelle Chaudes-Aigues, Calentes Baioe.


Attestée sous la forme latinisée De Calide Aquis en  et sous sa forme occitane Chadasaygas en 1303.

Francisation de l'occitan du nord (auvergnat) chaldas agas "eaux chaudes", correspondances avec l'occitan caudas aiguas donnant Caudesaigues, hameau de Caylus.


Histoire

Une station thermale antique


Les alentours de la fontaine du Par ont livré aux fouilles deux grottes contenant des vestiges de thermes, deux baignoires romaines en lave volcanique, une piscine et des monnaies romaines. Vers l'an 450, Sidoine Apollinaire reconnait la qualité thérapeutique des eaux de Chaudes-Aigues, qu'il nomme Calentes Baioe, pour la phtisie et les maladies hépatiques. Les invasions barbares passent et ne laissent que les sources. Le seigneur Bodon, qui possède la villa du Par sous Charles le Gros et sous son fils Charles, la donne en 886 au chapitre de Saint-Julien-de-Brioude avec toutes ses dépendances rurales. Au Moyen Âge, Chaudes-Aigues inclut plusieurs maladreries et des couvents possédant des étuves et des piscines. Les gens du peuple côtoient la bourgeoisie dans la piscine publique du quartier du Par. En 1332, des particuliers s'approprient les sources pour chauffer les maisons. Après la défaite de Jean IV d'Armagnac (1396-1450), Charles VII vend la baronnie au duc Jean de Bourbon, qui la vend en 1443 à Jean Salazar, qui la revend à nouveau en 1450 à Charles Ier de Bourbon.


Chaudes-Aigues au Moyen Age


Anciennes familles


.Familles Babut. On trouve dans un manuscrit de Charles d'Hozier conservé à la Bibliothèque nationale une "Généalogie ou filiation de la maison de Babute qui a pris son tour dès l'an 811 et depuis firent bâtir une forte et belle tour près de Chaudes-Aigues en Auvergne, en l'an 994, au temps de Hugues Capet, laquelle a subsisté jusqu'au temps....et du voyage de Godefroid de Bouillon et a été possédé par plusieurs du nom de Babute jusqu'à Raoul de Babute qui vivait en l'an 1002 et se nommait.....la maison ou baronnie de Babute.


Seigneurs

La ville possède un château. En 1283, le marquis de Canilhac, à qui il appartenait, en rendit hommage au prieur de Saint-Flour. Au XVe siècle, le châtelain était Amauri de Sévérac, maréchal de France sous Charles VII, et à sa mort ce fut son frère Charles de Bourbon.


Chaudes-Aigues à l'époque moderne


En 1495, il passa par don à Charles de Bourbon-Malausse, fils naturel de Jean II et de Louise d'Albret d'Estouville. Resté dans la famille jusqu'en 1744, il revient à la couronne en 1778.


Le château de Couffour surplombe la ville au sud. On trouve aussi dans les environs le château de Montvallat, possédé par le chevalier Guillaume de Montvallat en 1364. Ce château a été pris par les huguenots en 1593 après un siège.


L'hydrologue Jean Blanc en 1618 qualifie les sources de très chaudes, sulfurées et bitumineuses (cette dernière qualité sera infirmée par des analyses modernes). En 1671, Du Clos reconnaît la présence dans l'eau du nitre antique. Après une baisse de fréquentation pendant la Révolution, la ville voit un regain d'activité thermale pendant l'Empire.


En 1676, une maison de religieux de Notre-Dame a été fondée. Il y avait aussi un chapitre et un hôpital fondé par Guillaumette de Fontanges, dame de Saint-Juéry. A l'origine simple communauté de prêtres, les chanoines furent plus tard érigés en chapitre collégial.


Liste des maires


Liste des maires successifs



Période
Identité
Etiquette
Qualité
Mars 1953
1995
Pierre Raynal
RPR

1995
2008
Pierre Brousse
UMP

Mars 2008
Avril 2014
Madeleine Baumgartner
DVD
Conseillère générale
Avril 2014
En cours
(au 16 juillet 2014)
René Molines


  


Population et société


En 2013, la commune comptait 913 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. A partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.


Festival du Tatouage à Chaudes-Aigues


Les 6 et 7 juillet 2013, s'est tenu à Chaudes-Aigues le premier Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues organisé par Stéphane Chaudesaigues. La convention comptait environ cent quarante tatoueurs de tous styles qui ont réussi à attirer 10 000 personnes dans le petit village.



Economie 


.Station thermale

.tourisme


Productions

Les produits du terroir tels que la viande d'Aubrac,la fouace, l'aligot, les tripoux ou encore le pounti sont sur les cartes des restaurants.


Culture locale et patrimoine


.Les niches vitrées: une des particularités de cette petite cité thermale, la seule station thermale du Cantal, est aussi de posséder pour chaque quartier un oratoire, appelés niche, dédié au saint patron du quartier. On en dénombre huit au total: Saint Jean le Pauvre, Saint Roch, Saint Jacques-Chaudes-Aigues se trouve sur un chemin de Compostelle-, Saint Jean le Riche, Saint Joseph, Sainte Elisabeth, Notre-Dame d'Août (ou de l'Assomption), Notre-Dame de l'Annonciation.


.La chapelle des Pénitents

.Le lavoir fumant

Le lavoir d'eau chaude

.Château de Couffour

Le château de Couffour


.Château de Montvallat

.Musée de la géothermie et du thermalisme: Géothermia

.Barrage de Grandval

.L'église de Saint-Martin et Saint-Blaise fut donnée par Aymeri, évêque d'Auvergne, au monastère de Sauxillange en 1131.


Personnalités liées à la commune


.Le docteur Pierre Raynal, qui fut longtemps député-maire de la commune


.Edouard Marty (1851-1913), peintre français


Héraldique


blasonD'azur à la montagne mouvant d'un bouillon d'eaux fumantes d'argent, trois jets de vapeur issant de ladite montagne, surmontée de deux fleurs de lys d'or rangées en chef.

lundi 22 février 2016

4.Châtel-Guyon

Vue de la ville.Vue de la ville



Blason de Châtel-Guyon                                                  Châtel-Guyon
Blason                                                        Logo de la ville



Région: Auvergne-Rhône-Alpes


Département: Puy-de-Dôme


Arrondissement: Riom


Canton: Châtel-Guyon


Maire: Frédéric Bonnichon


Mandat: 2014-2020


Code postal: 63140


Code commune: 63103


Gentilé: Châtel-Guyonnais ou Brayauds


Population municipale: 6 131 hab. (2013)


Densité: 436 hab./km²


Superficie: 14,06 km²


Site web: http://www.chatel-guyon.fr



Châtel-Guyon est une commune française, située dans le département du puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.Elle est une station thermale qui fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.


Les habitants s'appellent les Châtel-Guyonnais mais sont très souvent appelés les Brayauds pour des raisons historiques et géographiques.


L'orthographe actuelle du nom, d'usage ancien, n'est officielle que depuis 2007. Auparavant, l'orthographe retenue par l'INSEE et le Code officiel géographique était Châtelguyon.



Géographie

Localisation


Châtel-Guyon se trouve à 20km au nord de Clermont-Ferrand, à 7km au nord-ouest de Riom, et à 32km du Puy-de-Dôme.


Châtel-Guyon est une ville fleurie, avec trois fleurs, qui s'allonge au bord de la rivière du Sardon.


La commune est composée des villages de Châtel-Guyon, le Bournet, Saint-Hippolyte, Rochepradière et les Grosliers. Le hameau du Bournet, autrefois sur la commune de Loubeyrat, est celui le plus élevé, à une altitude de 670m.


Toponymie


Castellum Guidonis



Les habitants de Châtel-Guyon (étymologiquement, le château d'un "certain" Guidon I Guy II d'Auvergne) s'appellent les Brayauds, du nom du pays de Brayaud qui s'étend autour de la ville. Les paysans d'alentour ont très longtemps porté des braies, sorte de pantalons étroits, comme leurs ancêtres les Gaulois.


Histoire


Le château de Guy II


Château et village de Châtel-Guyon vers 1450 (dessin inspiré de l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel)


Le nom de Châtel-Guyon vient de "Château de Guy". Guy II d'Auvergne, comte d'Auvergne de 1194 à 1222, fit construire un bastion en 1185 sur la colline du calvaire, pour protéger Riom. Le château, aujourd'hui disparu, se composait d'une enceinte carrée, flanquée de trois tours circulaires, comme le montre le dessin de Guillaume Revel dans l'Armorial d'Auvergne vers 1450.


Avec son frère Robert, évêque de Clermont, Guy II se disputa beaucoup. Le roi de France Philippe-Auguste lui confisqua donc son domaine, qui fut transmis, à l'occasion de règlement de la succession de Géraud de Maulmont aux héritiers de la famille de Maulmont.


En 1198, le nom du village était Castrum Guidonis, ensuite Châteauguion au XVe siècle, Chastelguion au XVIIe siècle et Châtel-Guyon aux XIXe siècle.


Le prieuré de Saint-Coust de Châtel-Guyon


Le prieuré de Saint-Coust et le village de "Saint-Coust Chatelguion" sur la carte de Cassini (vers 1777)


Au sud du village des Grosliers (territoire communal de Châtel-Guyon), sur le chemin dit du prieuré, subsistent quelques ruines du prieuré de Saint-Coust qui aurait été fondé par l'abbaye de Mozac sous le pape Adrien IV (1154-1159) qui précisa dans une bulle non datée les possessions de Mozac. Dans une autre bulle de 1165, le pape Alexandre III confirme les dépendances de l'abbaye de Mozac dont Saint-Coust.


Cette église est appelée Ecclesiam de Sana-Cultura qui a donné par déformation "Saint-Coust" en français. L'expression latine sana cultura peut signifier "saine et bonne culture" grâce aux activités agricoles du lieu, ou bien "culte sage".


Les bâtiments de l'église et du prieuré semblent désaffectés dès la fin du XVIIe siècle. En 1721, l'évêque interdit l'utilisation de l'édifice et du cimetière tant que des réparations ne sont pas entreprises. En 1792, le directoire du district de Riom décide la suppression de la cure de Saint-Coust et sa mise en vente, sans opposition de la première municipalité qui n'hésite pas à se débarrasser d'une charge trop importante. Les officiers municipaux affirment que l'église n'a jamais été rendue au culte depuis son interdiction en 1721 et que l'abbé de Mozac l'a toujours très mal entretenue. Les bâtiments sont abandonnés, aujourd'hui on ne distingue que des fondations et des pans de murs écroulés à travers les ronces.


Une ville thermale construite ex nihilo


La construction de la ville de Châtel-Guyon diffère de celle des autres stations thermales. Elle n'a pas été bâtie autour des sources au temps des Gallo-Romains, comme les autres villes d'eaux auvergnates, mais autour du calvaire où les paysans cherchèrent protection.La vie paysanne s'organisa principalement autour de la vigne.


Châtel-Guyon les Grands Thermes



A la découverte de la propriété des eaux de Châtel-Guyon, un quartier thermal somptueux vit le jour. La ville est située en bordure de l'une des plaines les plus fertiles de France: La Limagne. D'une altitude de 409m, elle s'allonge au bord de la rivière du Sardon. Châtel-Guyon marque aussi l'entrée dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et dans le massif des Combrailles.


Le calvaire marque l'emplacement de l'ancienne forteresse du comte Guy II (carte postale en vente à l'office de tourisme). Suite à des querelles qui opposèrent Guy II à son frère, le roi de France lui confisqua son domaine. Les guerres du temps endommagèrent la citadelle qui fut démantelée sur ordre de Riom en 1595. Châtel-Guyon doit son nom au comte d'Auvergne, Guy II, car la citadelle s'appelait alors Castrum Guidonis (château de Guy), puis Castel Guidonem et enfin "Châtel-Guyon".


L'église Sainte-Anne fut édifiée en 1845 et rénovée en 1956. Cette église est remarquable pour ses 900m² de fresques d'inspiration byzantine. Nicolas Grescny mit 60 jours pour achever cette oeuvre. Les verrières sont l'oeuvre d'un artiste suisse, Yoki de Fribourg et sont réalisées en dalle de cristal de Baccarat de 15mm d'épaisseur dans du ciment armé.



Sources Deval et Germaine


Comme la plupart des stations thermales de France, Châtel-Guyon se dote d'un casino construit en 1901 et agrandi en 1908. En cours de classement aux Monuments historiques, il a été revu et corrigé par le célèbre Edouard Niermans, architecte du Moulin Rouge, du Casino de Paris et du Negresco à Nice. A la fin XVIIe siècle, les sources jaillissent déjà avec un bruit particulier qui leur vaut le nom de Gargouilloux. C'est en 1671 que le chimiste Duclos réalise les premières analyses. En 1817, la municipalité décide de construire un établissement de bains. Ne pouvant rénover cet établissement, la municipalité organise une concession des sources aux frères Brosson, hommes d'affaires réputés. En 1906, un nouvel établissement remplace l'ancien établissement Brosson: les Grands Thermes. Les Grands Thermes s'inspirent de l'Art roman auvergnat. L'établissement se compose de quatre corps de bâtiment: le hall d'entrée et deux ailes consacrées aux bains, regroupés autour d'un atrium. Le hall a une superficie de 200m² et une hauteur de 9m se terminant par une voûte en stuc aux caissons ornés de rosaces avec deux escaliers aux courbes gracieuses. Le sol est couvert de mosaïques et de carreaux de grès.Les murs portent des carreaux de faïence polychrome et des frises en émaux or, vert et bleu.


Au temps des Années folles, des sultans, des rois arabes, des notables d'Afrique ou encore des maharadjahs des Indes fréquentent la station. En 1886, Guy de Maupassant séjourna à Châtel-Guyon, lieu où il situa son roman Mont Oiol.Le parc thermal abrite les différentes sources répondant au nom de Marguerite, Germaine, Yvonne, Louise. Les eaux de Châtel-Guyon sont uniques en Europe pour leur teneur en magnésium.La station est spécialisée dans les soins de l'appareil digestif et urinaire, et des maladies métaboliques. 


Depuis novembre 2008, la station est agréée pour le suivi des cures en rhumatologie.


Agrandissement de la commune en 1973 et 2007


Les communes de Châtel-Guyon et de Saint-Hippolyte ont fusionné en deux temps: en 1973, par fusion avec maintien de Saint-Hippolyte comme commune associée conservant un maire délégué, puis en juin 2007, par transformation en fusion simple des deux communes. C'est à l'occasion de cette dernière fusion que l'orthographe actuelle de Châtel-Guyon (qui était déjà d'usage localement) a été officialisée à la place de Châtelguyon.


Jumelages

Châtel-Guyon est jumelée avec Montmagny(Québec).


Démographie


Au recensement de 1968, le dernier avant la fusion de Saint-Hippolyte avec Châtel-Guyon en 1973, la commune de Saint-Hippolyte comptait 670 habitants. Ainsi , le recensement suivant de la commune de Châtel-Guyon en 1975 comprend aussi celui de l'ex-commune de Saint-Hippolyte, Châtel-Guyon passe de 2 982 à 3 530 habitants, soit un gain de 548 habitants.


Avec 6 133 habitants en 2006, Châtel-Guyon est la quinzième commune la plus peuplée du département du Puy-de-Dôme. Parmi les communes de plus de 5 000 habitants, elle a enregistré le plus fort taux de progression démographique entre les recensements de 1999 et de 2006:+2,3%.


En 2013, la commune comptait 6 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. A partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.


Manifestations culturelles et festivités 

Depuis 14 ans, le festival Jazz aux Sources fait revivre la tradition originelle du jazz à danser made in New Orléans à Châtel-Guyon. Chaque année pendant le week-end de la Pnetecôte, des danseurs de be-bop, de lindy-hop et de claquettes viennent de toute la France pour participer aux stages et évoluer au rythme des improvisations des meilleurs groupes de jazz traditionnel. Au son du swing festif et sur les pas des danseurs, le public est entraîné dans les rues par la parade et sur les pistes de danse du parc thermal. A la tombée de la nuit, c'est dans les bars, les restaurants et à la salle des fêtes que le public et les danseurs se retrouvent pour continuer la fête jusqu'à l'aube.



Le festival Jazz aux Sources



Culture locale et patrimoine


Lieux et monuments

Châtel-Guyon offre, grâce à son histoire et à ses acteurs, de magnifiques visites pour les passionnés de culture, d'histoire et d'architecture.


La gare 

Centre culturel de la Mouniaude


La gare de Châtel-Guyon constituait le terminus de la ligne ferroviaire Riom-Châtelguyon. Cette ligne, concédée à la PLM-Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à Méditerranée- en 1907, fut ouverte aux voyageurs en 1912 et inaugurée par Etienne Clémentel. Elle resta en service jusqu'en 1972. Le tronçon Mozac-Châtelguyon (soit environ 3km) fut même déposé dès 1973.


Construite de 1910 à 1912 par l'architecte Marius Toudoire, également à l'origine de la gare de Lyon, elle a été transformée en Centre culturel avec ses quatre salles et son théâtre de verdure. La Mouniaude, inscrite à l'inventaire des Monuments historiques, accueille toute l'année des conférences, expositions et activités associatives, le plus souvent culturelles, mais également des mariages.


Le théâtre


Le théâtre de Châtel-Guyon



Inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 2003, le théâtre de Châtel-Guyon, symbole de la Belle Epoque, incarne le lieu de rendez-vous théâtral, musical et cinématographique de la cité thermale jusqu'à se fermeture en 2004.


Edifié en bordure du parc thermal en 1898 par l'architecte parisien Albert Le Voisvenel, le théâtre-casino de Châtel-Guyon ouvre ses portes en 1901. Dès 1907, en raison d'une grande affluence dans la station, des travaux d'aménagement du bâtiment sont envisagés. En 1909, Edouard-Jean Niemans, architecte et décorateur renommé, réalise les travaux pressentis. Avec à son actif les Folies Bergère (1900), le Moulin Rouge (1903), le théâtre music-hall de l'Olympia (1904), ou encore l'hôtel Negresco à Nice, Niermans agrandit et embellit le casino. Il double sa surface. Le théâtre est entièrement reconstruit, sur le modèle des salles à l'italienne. Le sol est abaissé de 2m et deux galeries supérieures avec loges et balcons sont créées. Un toit ouvrant innovant est également installé. Cette dernière caractéristique en fait une salle unique en France.


Durant plus d'un siècle ont été présentées en ce lieu des pièces de théâtre, interprétées par les plus grands comédiens, telles que L'Ami Fritz, Pomme d'Api et Bagatelle. On y entendait aussi les opérettes en vogue du moment. Après guerre, se sont produits sur ses planches de nombreux artistes comme Jacques Brel, Line Renaud ou Dalida. Le spectacle était non seulement sur la scène mais aussi dans la salle, car nombreuses étaient les personnalités qui séjournaient dans la ville thermale et venaient se divertir au théâtre.


Au milieu des années 1980, parallèlement à la diminution de la fréquentation thermale, le théâtre réduit sa programmation et finit par fermer ses portes en 2004. Laissé à l'abandon depuis sa fermeture, la ville de Châtel-Guyon décide de le racheter, le 22 décembre 2009, pour faire revivre ce lieu de culture. D'importants travaux de restauration, intérieurs et extérieurs, ont débuté en décembre 2013.

L'église Sainte-Anne










  










Fresques de l'église Sainte-Anne


L'église Sainte-Anne a été construite en 1845 sur une colline appelée "le Calvaire". Elle a rénovée en 1956.

 Elle comprend 800m de fresques réalisées en 1956 par Nicolas Greschny, qui retracent toute l'Apocalyse (dernier livre du Nouveau Testament). Dans le choeur est représentée la divine liturgie du Ciel et de la Terre. Les instruments liturgiques sont en léger relief et dorés à la feuille.

A la Libération, Greschny est seul, exilé. Sa patrie, l'Estonie, est devenue une république soviétique. Il s'installe dans le Tarn, crée un atelier d'iconographie et orne plusieurs églises de fresques. En 1956, le chanoine Puyau, curé de la paroisse, prend l'initiative, hardie à l'époque, de lui demander d'exercer ses talents à Châtel. Il va réaliser la prouesse artistique et technique de couvrir de fresques la totalité des voûtes de l'église sans maquette et sans projet écrit durant l'hiver 1956 ( l'un des plus froids du siècle!)

Les vitraux de l'église ont été réalisés en cristal de Baccarat


Le calvaire



Calvaire vue aérienne


Sur la colline appelée le Calvaire, il y a une croix des missions depuis 1884. Le 15 août, des fidèles défilent avec des flambeaux jusqu'à la croix.


 Au sommet du Calvaire, il y a une table d'orientation, où on repère les éléments du paysage: la vallée des sources, le mont Chalusset' le Puy de Dôme, etc...



La colline du marque l'emplacement de l'ancien château fort du comte d'Auvergne, Guy II (mort en 1224), qui a donné son nom à la commune (Châtel-Guyon signifie par déformation château de Guy II).


La vallée des Prades et le château de Chazeron


La vallée des Prades est un site touristique pour les passionnés de randonnée.


En 1940, Blum, Daladier, Paul Reynaud et Gamelin furent enfermés à Chazeron, car ils étaient jugés responsables de la défaite de juin 1940 par le Régime de Vichy.


Aujourd'hui, les propriétaires de Chaperon ont installé dans ce château, le CRISTAL (Centre de recherches et d'informations scientifiques, techniques, artistiques et littéraires qui expose et vend des oeuvres et des meubles, organise des spectacles.


La vallée des Prades et le château de Chazeron


La vallée des Prades est un site touristique pour les passionnés de randonnée.



En 1940, Blum, DAladier, Paul Reynaud et Gamelin furent enfermés à Chazeron, car ils étaient jugés responsables de la défaite de juin 1940 par le Régime de Vichy.


Aujourd'hui, les propriétaires de Chazeron ont installé dans ce château, le CRISTAL (Centre de recherches et d'informations scientifiques, techniques, artistiques et littéraires) qui expose et vend des oeuvres et des meubles, organise des spectacles.


La vallée de Sans-souci


La vallée de Sans-Souci est parcourue par le Sardon qui traverse Châtel-Guyon. 


Le ruisseau débute par la cascade del'Ecureuil.


Les bois qui recouvrent les deux versants de la vallée faisaient autrefois partie de la propriété de Chazeron.


Autres


Pierre de dîme à la place de l'Orme   



.La pierre de dîme, place de l'Orme (une autre est visible sur la commune voisine de Prompsat)


Equipements culturels 


Les thermes et le casino


Chatel Guyon-Les Grands Thermes


A la fin du XVIIe siècle, les sources jaillissent avec un bruit particulier et sont appelées le "Gargouilloux".La première source s'est épuisée en 1870.


En 1817, la ville décide de construire un établissement de bains. Vers 1830, les sources sont exploitées par Camille Brosson qui construit un établissement thermal. En 1900, on construit un théâtre, les Grands thermes et le Casino, Châtel-Guyon devient une grande station thermale.


En 1886, Guy de Maupassant séjourna à Châtel-Guyon; il évoquera plusieurs fois la station dans son oeuvre littéraire.


Il y a douze sources thermales qui soignent surtout les maladies gastro-intestinales et les rhumatismes. Les eaux de Châtel-Guyon sont uniques en Europe pour leur teneur en magnésium.La station est spécialisée dans les soins de l'appareil digestif et urinaire et des maladies métaboliques. Leur température va de 18°C à 37°C.


Depuis nombre 2008, la station est agréée pour le suivi des cures en rhumatologie.


Thermalisme


Les Thermes de Châtel-Guyon sont spécialisés dans le traitement des maladies de l'appareil digestif et urinaire et des affections rhumatismales. Station du mieux-être et de l'anti-stress, Châtel-Guyon tire son originalité de ses eaux à très haute teneur en magnésium, uniques en Europe.


Les eaux des cinq sources qui jaillissent à Châtel-Guyon, au coeur du parc thermal, régulent la motricité du tube digestif et atténuent les spasmes. Elles ont une action cicatrisante sur la muqueuse intestinale, normalisent la flore intestinale, stimulent la sécrétion biliaire (effet chholérétique) et celle du pancréas et sont anti-toxiques et anti-allergiques.Leur richesse en magnésium explique leur action anti-douleur (en particulier dans les pathologies rhumatismales), anti-fatigue et anti-stress.


Personnalités liées à la commune


.L'écrivain Guy de Maupassant a fait de nombreux séjours à Châtel-Guyon


.Nicolas Hartmann: cycliste qui y a résidé plusieurs années (de 2007 à 2010).


.Alexandre Vialatte venait faire fidèlement sa cure, tous les ans, chez le docteur Roland Cailleux


.Le docteur Pierre Balme, historien et chantre de l'Auvergne, fondateur de la revue L'Auvergne littéraire, a exercé dans les années 1930 les fonctions de directeur des thermes


.Roland Cailleux, écrivain et gastro-entérologue de 1935 à 1977 à Châtel-Guyon, lauréat du prix de Neufchâteau, décerné par le professeur Henti Mondor, en 1951, pour son livre Saint-Genès ou la vie brève


.Christian Dedet, écrivain, ami de Cailleux et de Vialatte, a exercé comme gastro-entérologue pendant toute sa vie professionnelle


.Le général de La Porte du Theil, fondateur et commissaire général des Chantiers de la Jeunesse y avait installé le siège de cette organisation, de 1940 à 1944.


Blason


Blason de l'Auvergne
Les armes de Châtel-Guyon sont les mêmes que celles de la famille des comptes d'Auvergne et donc de la province, puisque le village a pris le nom du comte Guy II au XIIIe siècle en raison de la présence d'un de ses châteaux.