Arrondissements de Paris jusqu'à l'extension de 1860
Le 13e arrondissement a été créé après l'extension de Paris réalisée en 1860 en intégrant des parties de l'ancien 12e arrondissement, de Gentilly et d'Ivry. Un premier schéma de numérotation devait attribuer le numéro 13 à l'actuel 16e arrondissement, mais il a été rejeté à cause de l'expression "Ils se sont mariés à la mairie du 13e", qui signifiait "vivre en concubinage", donc hors des bonnes conventions. La répartition des arrondissements de gauche à droite et de haut en bas fut donc abandonnée pour le schéma actuel, la forme en spirale.
Ruelle des Gobelins, typique du 13e pauvre et industrieux du début du XXe siècle
Les nouveaux immeubles du quartier Paris Rive Gauche
Les quartiers du 13e arrondissement ont été témoins de quelques progrès technologiques majeurs. C'est sur la Butte-aux-Cailles qu'ont atterri Pilâtre de Rozier et le Marquis d'Arlandes lors du premier vol humain en aérostat. En 1891, Pnahard et Levassor ont créé la première usine d'automobiles près de la porte d'Ivry.
Au cours du XIXe siècle et d'une partie du XXe siècle, le 13e arrondissement a connu une forte activité industrielle avec par exemple la présence de la chocolaterie Lombart, des usines Say ou de la SUDAC, usine produisant de l'air comprimé utilisé dans les réseaux de l'agglomération parisienne. La rue de la Glacière comptait des menuiseries, une tannerie, des ateliers de construction électrique, radiologique, de mécanique de précision, de serrurerie, une brasserie (bière de Lutèce), laquelle réutilisait d'anciens vides de carrière du quartier. Ancien chemin dit "de Gentilly", elle se prolongeait avant l'érection de l'enceinte de Paris, vers 1843, jusqu'au centre de Gentilly (où subsiste encore une "rue de la Glacière"), étant l'artère principale de cette extension "nordique" appelée "Le Petit Gentilly". Grosso modo, elle longeait en partie la Bièvre qui, en débordant l'hiver, permettant de récupérer le glace de ces étangs provisoires, où l'on pouvait aussi patiner, la glace était conservée jusqu'en fin d'été dans des puits bien protégés par d'épaisses couches d'isolants textiles et végétaux. La première mairie du 13e arrondissement se serait trouvée dans cette rue, dans un assez bel immeuble face son tour au quelques années plus tard avec l'îlot Bièvre.
Maître Mikonosuke Kawashi Shi-Han, l'introducteur du judo en Europe vers 1937, avait son dojo boulevard Blanqui, au 109. De très nombreuses ceintures noires y ont été formées (tout ce morceau de quartier a été démoli pour la rénovation de l'îlot Bièvre).
La partie de l'arrondissement située au sud de la place d'Italie a fait l'objet d'une transformation profonde dans la seconde moitié du XXe siècle. Dès avant la Seconde Guerre mondiale, la cité Jeanne d'Arc (rue Jeanne-d'Arc) est en partie reconstruite. D'autres îlots insalubres font l'objet de rénovations: l'îlot n°13 (boulevard Auguste-Blanqui, rue de la Santé, passage Victor-Marchand, rue de la Glacière côté pair, à partir de 1955), l'îlot n°4 (autour de la place Nationale), l'ilôt Bièvre (Boulevard Blanqui), rue Vergniaud, une partie de la rue Wurtz, rue de la Glacière en partie côté impair et celle située entre la rue d'Alésia et la rue Boutin. Quelques rares immeubles anciens restent encore présents, mais les dernières barres construites dans les années 1960 ont en grande partie bouché la vue de ces maisons. Leur construction a eu lieu entre 1964 et 1968.
L'opération la plus importante est toutefois l'opération Italie 13. Inspirée par les théories urbaines de Le Corbusier, elle devait remodeler une zone allant de la Butte-aux-Cailles à la rue Nationale et du boulevard Vincent-Auriol à la porte d'Italie. Elle a laissé dans le 13e plus de trente tours d'une centaine de mètres de hauteur, dont en particulier le quartier sur dalle des Olympiades. Cette opération s'est interrompue au milieu des années 1970. A l'emplacement prévu pour la tour Apogée fut édifié à partir de 1988 un ensemble immobilier surmonté par une sorte de mât ou de campanile multicolore, dont le fameux complexe audiovisuel Grand Ecran Italie fait partie intégrante, suivant une décision du Conseil de Paris qui voulait doter le 13e arrondissement d'un équipement culturel de premier plan.
Maître Mikonosuke Kawashi Shi-Han, l'introducteur du judo en Europe vers 1937, avait son dojo boulevard Blanqui, au 109. De très nombreuses ceintures noires y ont été formées (tout ce morceau de quartier a été démoli pour la rénovation de l'îlot Bièvre).
La partie de l'arrondissement située au sud de la place d'Italie a fait l'objet d'une transformation profonde dans la seconde moitié du XXe siècle. Dès avant la Seconde Guerre mondiale, la cité Jeanne d'Arc (rue Jeanne-d'Arc) est en partie reconstruite. D'autres îlots insalubres font l'objet de rénovations: l'îlot n°13 (boulevard Auguste-Blanqui, rue de la Santé, passage Victor-Marchand, rue de la Glacière côté pair, à partir de 1955), l'îlot n°4 (autour de la place Nationale), l'ilôt Bièvre (Boulevard Blanqui), rue Vergniaud, une partie de la rue Wurtz, rue de la Glacière en partie côté impair et celle située entre la rue d'Alésia et la rue Boutin. Quelques rares immeubles anciens restent encore présents, mais les dernières barres construites dans les années 1960 ont en grande partie bouché la vue de ces maisons. Leur construction a eu lieu entre 1964 et 1968.
L'opération la plus importante est toutefois l'opération Italie 13. Inspirée par les théories urbaines de Le Corbusier, elle devait remodeler une zone allant de la Butte-aux-Cailles à la rue Nationale et du boulevard Vincent-Auriol à la porte d'Italie. Elle a laissé dans le 13e plus de trente tours d'une centaine de mètres de hauteur, dont en particulier le quartier sur dalle des Olympiades. Cette opération s'est interrompue au milieu des années 1970. A l'emplacement prévu pour la tour Apogée fut édifié à partir de 1988 un ensemble immobilier surmonté par une sorte de mât ou de campanile multicolore, dont le fameux complexe audiovisuel Grand Ecran Italie fait partie intégrante, suivant une décision du Conseil de Paris qui voulait doter le 13e arrondissement d'un équipement culturel de premier plan.
Les Olympiades
Les tours d'habitation de Tolbiac
Vers 1981/1982 les premiers réfugiés vietnamiens sont arrivés dans l'arrondissement. Ils ont commencé à s'installer dans les tours situées en face du stade Georges Carpentier, sur le boulevard Masséna (là où passe le tramway). Les Olympiades étant déjà en grande partie occupées par de nombreux foyers, dont bon nombre d'artistes peintres et sculpteurs.
D'autres vagues de réfugiés ou d'immigrés d'Asie du Sud-Est, surtout cambodgiens et laotiens, puis de Chine sont venus transformer une partie du sud de l'arrondissement en vrai quartier asiatique, relativement ouvert sur la ville contrairement à certains autres Chinatowns à travers le monde.
De nouveaux grands travaux ont été entrepris dans l'est de l'arrondissement à partir des années 1990 avec la construction de la Bibliothèque nationale de France et du vaste quartier nouveau Paris Rive Gauche. Il s'agit encore de l'un des plus grands chantiers de France.
Dans l'ancienne emprise des installations des expéditions/réceptions des marchandises pour la gare d'Austerlitz, il existe une halle occupée en dernier par le Sernam. Cette vaste halle est construite en béton précontraint, oeuvre de l'ingénieur Eugène Freyssinet. Préservée, elle sert aujourd'hui de lieu d'exposition et d'événements.
Le 26 août 2005, un incendie a fait 17 morts, dont 14 enfants, dans un immeuble occupé par des familles africaines au 20 boulevard Vincent-Auriol, mettant en exergue l'insalubrité de certains bâtiments parisiens.




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